Les chiennes ayant deux chaleurs par an, il y a deux sortes de chiots : ceux d’hiver et ceux d’été. Deux écoles s’affrontent. Certains disent que les chiots nés en hiver seront les plus résistants. D’autres disent que les chiots d’été profitent mieux et grandissent plus vite parce que les conditions sont moins rigoureuses.
Quoiqu’il en soit, le plus important reste le choix des géniteurs. Certains grands chiens ne produisent que des chiots médiocres. D’autres fabriquent des champions. Une connaissance approfondie de l’arbre généalogique et une étude minutieuse des descendances se révèlent primordiales.
On commence généralement l’éducation des jeunes entre six et dix mois. Avant cette période d’apprentissage, on passera le plus de temps possible avec les chiots pour les sociabiliser et on les emmènera se promener très souvent, en commençant à leur apprendre le rappel en usant de leurs noms qui doivent être phonétiquement très différents les uns des autres.
Dans l’attelage, ce sont les autres qui éduquent les chiots et je fais tout pour que les premières sorties soient une fête. Le jeune a le droit de tout faire ou presque, à condition qu’il s’amuse (la seule chose que je n’autorise pas est qu’il morde les traits). La passion doit lui allumer des flammes dans les yeux dès ses premières sorties et rien ne sert de précipiter l’apprentissage qui doit venir ensuite.
Alors le chien apprendra mieux qu’il existe des règles pour optimiser son plaisir de courir. Tout comme un automobiliste comprend que sans feux rouges, stops et autres restrictions, aucun véhicule ne pourrait circuler dans une ville, le chien comprend qu’il existe un code de la route. Il en apprend une grande partie tout seul et avec l’aide des autres chiens qu’il imite, consciemment ou non. Le reste lui est inculqué par le musher, avec rigueur et parcimonie, en fonction de la capacité d’assimilation du chien.
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