Cette envie de courir, ce plaisir de s’élancer sur les pistes que les chiens manifestent depuis leurs plus jeunes ages à un nom qui vient d’Alaska : le « Will to go ». C’est un feu qu’il faut nourrir, entretenir car on ne force pas un chien de traîneau, on gère ce plaisir que l’on partage avec eux. De ce partage naît une complicité aussi rare que cette relation peu commune entre un homme et un animal.
Perdre le « will to go » c’est ce qui peut arriver de pire au musher. C’est aussi triste qu’un feu qui s’éteint dans la nuit. Pour éviter d’en arriver à cette extrémité, il ne faut jamais aller au-delà de ce que les chiens peuvent faire et anticiper la fatigue, la lassitude qu’ils pourraient avoir accumuler. En un mot il faut les comprendre, les aimer. Alors ils vous le rendent bien et dans certaines circonstances particulières allant même au-delà de leur force et de leurs envies pour vous donner satisfaction.
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