1999
Depuis Skagway à Québec : 8600 Kilomètres
Nicolas avec son équipage de chiens de traîneaux.
À l'origine de ce nouveau défi que Nicolas Vanier se lance à lui-même : son attelage, il est au top de sa forme . Formidables coureurs des neiges, puissants, endurants mais également très rapides, ses chiens ont réalisé de belles performances lors de la Yukon Quest , l'une des deux plus difficiles courses de chiens de traîneau auquel Nicolas à participé durant l'hivernage qu'il à effectué au Yukon avec sa famille qui s'est agrandie d'un petit garçon.
L'Odyssée Blanche, c'est la traversée intégrale du Grand Nord Canadien d'ouest en est, d'un océan à l'autre, soit 8 600 kilomètres, Nicolas veut tenter un pari fou, l'effectuer en un seul hiver et en moins de cent jours. Grâce à ce qu'il a appris durant un hiver dans le Yukon auprès des plus grands mushers du monde, Nicolas se sent capable de relever ce défi. Pour ce faire, une équipe en motoneiges le devance de plusieurs jours et lui ouvre une piste là où il n'en existe plus depuis des années pour rallier Skagway, point de départ, jusqu'à la ville de Québec . Plusieurs guides tout au long du périple se relaient et l'information circule de village en village, parfois distant de plusieurs centaines de kilomètres. L'aventure est bientôt portée par toute une population, une véritable chaîne de l'amitié qui se met en place pour que Nicolas et ses chiens réalisent ce pari fou. Avec une moyenne nécessaire de 100 kilomètres par jour, Nicolas doit veiller constamment à la condition physique des chiens, ne pas entamer la confiance aveugle qu'ils lui portent et entretenir cette totale complicité qui l'unit à son attelage malgré des conditions de progression souvent déplorables. Une piste très dangereuse lors de la traversée des rocheuses doublée d'une vague de froid intense. Des motoneiges qui souvent se laissent rattraper par les chiens. Les problèmes humains qui ne manquent pas de se poser avec une équipe de personnalités fortes qui se révèlent au fur et à mesure des difficultés. Aux deux tiers du parcours, sa fatigue entame sa motivation et Nicolas est tenté de s'arrêter à Churchill. Mais plus loin, on l'attend. Les Inuits de la Baie d'Hudson lui ont tracé une piste sur la banquise, les Indiens ont taillé dans la forêt des raccourcis. Il ne peut pas les décevoir . Il repart.
En mars 1999, malgré un sentiment souvent partagé de découragement et la rudesse des conditions, Nicolas et son attelage de chiens parviennent, au comble de l'émotion, sous un soleil radieux face au château Frontenac, où un accueil triomphal leur est réservé . Ils ont mis 99 jours,11 heures et 53 minutes. Un moment d'une rare intensité, certainement la plus belle, la plus émouvante arrivée pour Nicolas et ses chiens qui traversent au grand galop une foule composé de plusieurs milliers de personnes venues les accueillir. |