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Transsibérie
1990/1991
De la Mongolie à l’océan Arctique : 7 000 km
Traversée intégrale de la Sibérie, du sud au nord

Nicolas et son équipe, avec des moyens de déplacement traditionnels : canoës, rennes, chevaux, traîneaux à chiens, poneys, etc.

Fidèle à ses rêves et suffisamment volontaire pour convaincre sponsors et politiques, Nicolas parvient à prendre le départ de l'une des expéditions les plus incroyables de toute sa vie : la traversée intégrale de la Sibérie, de la frontière mongole jusqu'à l'océan Glacial arctique soit plus de 8 000 kilomètres. Les trois quarts de ce territoire ne sont même pas répertoriés sur les cartes que l'administration délivre au compte goutte. Qu'importe, Nicolas s'entoure d'un alpiniste russe, Wladimir Glazounov, qui effectue la totalité du périple avec lui, de quelques guides selon les régions traversées et d'équipiers français, certains fidèles de précédents voyages et d'autres dont la passion dans le regard, plus qu'un CV d'aventurier, suffit à décider Nicolas.

Après deux mois à cheval en Toflarie, Nicolas et son équipe remontent l'immense lac Baïkal à la rame dans une vielle barque sibérienne. Quelques centaines de milliers de coups de pagaie plus tard, ils parviennent sur la rive nord du lac où les chiens prendront le relais. Un mois d'entraînement est nécessaire, durant lequel ils attendent que l'hiver prenne possession du paysage et gèle les rivières et les fleuves sur lesquels ils vont progresser pendant des mois vers le nord. C'est là qu'un trappeur sibérien offre à Nicolas son premier chien de traîneau, Otchum. Au mois de novembre, ils s'élancent. Ils sont quatre hommes et vingt-cinq chiens. Ils affrontent le Grand Hiver sibérien. Le thermomètre se fige à -60 °C pendant plusieurs semaines. L'équipe souffre de ces conditions.

Trois mois plus tard, des traîneaux tirés par des poneys prennent le relais des chiens. Ils sont en Yakoutie et vont suivre le fleuve Léna sur plus de 2 000 km. Les chiens repartent en France pour un repos bien mérité sauf Otchum, compagnon désormais inséparable qui n'a cessé de gravir les échelons tant dans l'attelage que dans le cœur de Nicolas. Lorsqu'ils parviennent au pied des montagnes Verkhoïansk, c'est au tour des rennes de prendre la place des poneys devant les traîneaux. Les Évènes, peuple nomade, éleveurs de rennes, partageront l'aventure avec l'équipe deux mois durant. Au printemps, ils bâtent les rennes pour achever la traversée des montagnes. La rencontre avec ce clan de nomade et leur chef Nicolaï sera un moment clé dans la vie de Nicolas qui reviendra l'année suivante. Il vivra alors avec eux pendant six et trouvera à leur contact la réponse à sa quête insatiable d'une vie en harmonie avec la nature.

Mais l'océan Arctique est encore loin. Nicolas quitte Nicolaï et les siens avec la promesse d'un retour et retrouve au bord de la rivière Jana, une dernière équipe avec laquelle il va descendre cette rivière en canoë. Quelques mois plus tard, à bord de deux canoës ridiculement petits parmi bateaux et navires marchands du port de Bethel, Nicolas et son équipe donnent leurs derniers coups de rame dans l'océan Arctique.

 

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