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Débacle
Dès le redoux à la mi-mai, la glace fond en
surface et l’eau du dégel finit par peser sur
la couche principale, qui se brise puis fond à son
tour. Ce phénomène s’appelle la débâcle
et est très impressionnant sur les grands fleuves comme
le Yukon ou Canada, ou la Lena en Sibérie : les énormes
blocs de glaces, en se rompant et en se cognant les uns contre
les autres, produisent des grincements, et des bruits spectaculaires.
Embacle
Le début de l’hiver : les premiers grands
froids figent les lacs et les rivières créant
ainsi des voies naturelles de déplacement, à
travers forêts et montagnes. Cette prise des glaces
est appelée l’embâcle. Ce phénomène
s’effectue en plusieurs étapes. En effet, les
cours d’eau gèlent très rarement de manière
uniforme, car le premier embâcle fond souvent sous l’effet
d’un redoux. Des blocs de glaces sont alors charriés
puis bloqués aux endroits où le lit du fleuve
est peu profond. Puis d’autres parties du cours d’eau
regèlent et viennent s’enchevêtrer dans
les blocs déjà existants. Peu à peu,
le pack apparaît sous la forme d’une surface chaotique
d’énormes blocs de glace agglutinés.
Evènes
Les Evènes avec qui j’ai vécu pendant
près d’un an font partie de ces peuples nomades,
éleveurs de rennes, chasseurs, ou pêcheurs, comme
il en existe encore en Sibérie et dans le nord de la
Russie. Ils sont bilingues : en plus de leur langue maternelle,
ils parlent le russe, ce qui leur permet de participer à
la vie et à la culture du pays. Cette petite peuplade
de 2000 habitants vit dans les montagnes Verkhoïansk,
située dans la République autonome de Yakoutie.
Dans ces montagnes inaccessibles autrement que par les moyens
de transport naturels, les Evènes continuent de pratiquer
l’élevage de rennes de manière traditionnelle.
C’est aujourd’hui l’un des derniers peuples
à vire en totale harmonie avec la nature.
Handler
Le handler est au musher ce que le palfronier est au cavalier.
C’est donc son aide qui entraîne les chiens et
qui, lorsque c'est autorisé, peut éventuellement
soigner les chiens.
Igloo
Bien qu’il ne soit plus très répandu,
l’igloo reste l’emblème de la culture Inuit.
En général, c’est un abri temporaire de
forme circulaire et uniquement fait à base de blocs
de neige découpée dans une zone ou le vent la
bien tassée. Autrefois, les Inuits le construisaient
sur la banquise en une heure, après une journée
de chasse. En revanche, l’igloo, plus vaste où
ils passaient une grande partie de l’hiver était
réalisé avec beaucoup de soin. Il était
bien isolé, éclairé et aéré.
Inuit
Inuit signifie les êtres humains. À l’arrivée
des premiers explorateurs, il semble qu'une insulte d'origine
indienne, "Askimon" en algonquin-cree, ait été
entendue, répétée et déformée
puis transformée. Cette insulte qui signifiait "mangeur
de viande crue" transformée en "esquimau"
s'est répandue mais on préfère aujourd'hui
le nom plus exact d'Inuit (Inuk au singulier). Les Inuits
se sont dispersés tout autour de l'Arctique à
partir de l'Asie dont ils sont originaires, il y a environ
5 000 ans. Un pont continental existait alors à l'emplacement
de l'actuel détroit de Béring. On peut distinguer
trois zones principales dans ce monde inuit, qui s'étend
sur plus de 7 000 kilomètres. A l'ouest, tout le littoral
de l'Alaska : les Aléoutes. Les plus au sud construisaient
leurs habitations avec du bois et des ossements de cétacés.
Les plus septentrionaux vivaient dans des abris à demi-enterrés,
recouverts de terre. A l'extrémité est, le Groënland.
Les Inuits y vivaient dans des constructions en pierre. Ils
utilisaient comme tous les Inuits, l'igloo en hiver durant
leurs déplacements. La région centrale, du Mackenzie
jusqu'au Labrador. Les Inuits de ces régions ont dû
affronter les rigueurs d'une nature très hostile et
mener un incessant combat pour la survie.
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