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Taïga
La taïga, immense forêt de conifères, est
un mot russe. Taïga est le nom d'une petite ville de
Sibérie, point à partir duquel commence cette
forêt. C'est la plus grande forêt du monde, 15
millions de kilomètres carrés, c'est-à-dire
environ trente fois la France ! Cette forêt s'étend
sans discontinuer du nord canadien jusqu'en Scandinavie, en
Russie du nord et traverse pratiquement toute la Sibérie,
tel un immense collier avant la toundra puis la banquise.
La partie sud de la taïga est composée d'un mélange
d'arbres feuillus : bouleaux, trembles, érables, frênes
et de conifères : sapins, pins, épicéas,
mélèzes. Plus on monte vers le nord, plus la
forêt est uniforme. Seuls les conifères peuvent
résister dans les régions septentrionales. Preuve
d'une parfaite adaptation, la taïga est étonnement
homogène dans sa faune et dans sa flore. Mousses, lichens
et saules tapissent le sol et l'été, de multitudes
de baies sauvages : myrtilles, framboisiers sauvages, groseilliers
colorent le sous-bois.
Taïga sibérienne
Bien que la Russie ne batte pas le record de la superficie
boisée d'un pays, l'immensité du territoire
fait de la taïga sibérienne le plus vaste espace
sauvage de la planète. La densité humaine y
est très faible et les activités ont encore
peu de retombées sur la forêt. Le mélèze
de Sibérie est un cas particulier, c'est l'arbre qui
résiste le plus au froid. Il étale le plus largement
possible ses racines à l'horizontale à la surface
du sol pour "pomper" l'eau disponible l'été.
L'hiver, c'est le seul conifère caduc c’est-à-dire
que comme les feuillus perdent leurs feuilles, lui perd ses
aiguilles. Ce phénomène lui permet de réduire
encore un peu plus ses pertes en eau.
Tannage
Pour pouvoir utiliser la peau comme vêtement, il faut
la tanner. Le tannage était une activité traditionnelle
qui permet de conserver la peau et se faisait à l’aide
d’os et de manche en bois servant de racloir. Puis la
peau était traitée (au tanin par exemple). Sans
le tannage la peau pourrirait et n’aurait aucune solidité.
Aujourd’hui, il existe des tanneries industrielles et
les outils se sont modernisés.
Toundra
La toundra c’est le désert du Grand Nord.Seule
une végétation basse, constituée de buissons
rampants, d’arbustes nains, de mousse ou de lichens
peut résister à un tel climat pouvant atteindre
- 60 ° C ! Mais de nombreuses espèces de fleurs
et de graminées très robustes parviennent quand
même à se développer durant le cours été
arctique où une grande quantité d’animaux,
notamment d’oiseaux viennent faire leur petit. La toundra
est un milieu fragile avec tout un écosystème
dont l’avenir est assez préoccupant, notamment
dans certaines zones directement affectées par les
effets du réchauffement climatique. La fonte du permafrost
a transformé d’immenses territoires, stables
jusqu’ici, en marais. La taïga progresse vers le
nord, alors que la mer en montant, mange inexorablement la
côte et réduit d’autant la surface de la
toundra. Manger au sud par la forêt et au nord par l’élévation
du niveau des mers, la toundra pourrait disparaître
par endroits, et du même coup la faune endémique
et les hommes qui l’habitent.
Transsibérien
Le transsibérien est un train qui voyage sur la plus
longue voie ferrée du monde : 9297 kilomètres.
Les premiers travaux de ce gigantesque chantier débutèrent
en 1891, sous la Russie des tsars à partir de Moscou.
En 1904, la voie ferrée avait atteint le lac Baïkal
et en 1917, Vladivostok sur la côte pacifique de la
Sibérie extrême-orientale. Il ne faut pas moins
de 130 heures de train pour relier Moscou à Khabarovsk,
après avoir traversé toute la Sibérie
d'ouest en est.
Trappe
Trapper signifie piéger des animaux, principalement
pour leur fourrure. S'ils ne sont pas chassés à
l'arc ou au fusil c'est parce que la trappe permet d'attraper
ses animaux sans en abîmer la fourrure. Elle se pratique
donc en automne ou en hiver, saisons auxquelles la fourrure
est la plus fournie.
Tree-line
En anglais “tree : arbre” et “line : ligne“
. C’est la limite géographique où les
arbres sont encore capables de pousser. Au-delà de
la tree-line, ils ne peuvent pas se développer car
les conditions environnementales sont inadéquates.
Je connais bien cette zone et je l’aime car elle est
la plus sauvage et la vie y est concentrée en hiver.
Les caribous s’y rassemblent et derrière eux,
les loups. Les rares trappeurs encore en activité y
vivent car les animaux à fourrure y sont nombreux,
perdrix et lièvres pullulent, lynx et renards leur
font la chasse. Depuis vingt ans, en Sibérie, en Laponie,
en Alaska et ailleurs, j’ai conduit les chiens au travers
de ces espaces sauvages en tassant devant eux la neige avec
de larges raquettes en cuir et en bois.
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